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Road trip en Islande

Visiter l’Islande était le rêve de Romain, Adan et Nicolas. Je connais Nicolas depuis des années et j’avais fini par adopter ce rêve moi aussi, renforcé par les nombreuses photos Instagram que j’avais pu liker.
L’Islande c’est un peu comme Bali, tout le monde y va, ça fait rêver et on finit par vouloir découvrir le pays à son tour.

Début février nous avons ainsi décollé pour l’île de glace, sous la neige, en Hiver. Rendez-vous ICI pour les détails de ma valise…

Je n’ai pas été déçue par ce pays. J’ai adoré prendre la route et découvrir les vastes paysages changeant tous les 10 kilomètres. Nous sommes passés par plusieurs couleurs, météos, reliefs… c’était fou. Et pas si facile à traduire en vidéo ou en photos, principalement parce que tout est très plat. Mais alors la surprise sera encore plus grande quand vous découvrirez cela avec vos yeux.

Beaucoup de choses sont encore plus belles en vrai en Islande, des expériences à vivre avant tout. Et d’autres sont différentes que sur les réseaux. Non vous ne serez pas seuls au monde au pied de cette cascade, autour de cet avion accidenté ou dans les bains chauds.

L’Islande est tendance, il y a du monde et c’est le jeu. Mais c’est parfois inattendu si on se fie aux photos Instagram, surtout quand vous avez roulé 4h sans pourtant ne croiser personne.

Vous arrivez à votre point de chute (une cascade, un glacier, des bains chauds…) et tout est prévu pour les touristes : parking, cafétéria, panneaux de signalisation, signaux lumineux pour définir la route…
Le moins qu’on puisse dire est que ça contraste avec les vastes étendues. Mais surtout, et même si les autres touristes ne sont pas forcément nombreux, il faut vous attendre à des 4×4 gigantesques et des bus entiers de personnes pas toujours respectueuses. Et j’avais parfois du mal à comprendre comment on peut être si peu sensible à cet environnement.

Dans une nature si pure et des paysages si paisibles il est habituel de chuchoter, de rester calme et discret.

Bref, ne pensez pas que ce soit la seule chose que je retiens de ce séjour. Je voulais partager ces impressions avec vous avant de publier tous mes plus beaux souvenirs et de nombreuses photos qui j’espère vous feront voyager.

Je vais essayer de détailler toutes les adresses, infos… avec des liens et tarifs. Pour le prix de votre voyage il dépendra de beaucoup de choses : la période de votre départ, votre compagnie aérienne, le choix de vos hôtels, voiture, votre budget restaurants, les activités que vous allez ou non réserver…

Nous avons voyagé avec Icelandair. La compagnie propose des vols direct depuis Paris direction Reykjavik. Comptez 4h de vol aller et 3h retour. Le dépaysement est assez incroyable comparé au peu d’heures de vol qui séparent la France de ce pays.

À l’aéroport tout se fait facilement et rapidement. Nous n’avions plus qu’à récupérer notre voiture (un 4×4 loué via l’agence Hertz). Pour vous donner une idée nous avons fait 1600 km en une semaine pour un budget de 180€ d’essence.

Pour les restaurants nous pique-niquions presque tous les midis pour 10€ par personne et le soir nous préférions le restaurant. Le budget variait entre 25 et 50€/personne. C’est une île, beaucoup de choses sont importées mais vous pouvez vous en sortir !

JOUR 1

Le premier jour nous avons atterri en milieu d’après-midi. Nous avons simplement eu le temps de récupérer nos maillots direction le blue lagoon. C’est un incontournable, nous étions ravis de nous mettre au chaud à peine arrivés mais en découvrant plus tard d’autres types de bains nous avons réalisé que l’endroit était bien trop touristique.

Votre ticket d’entrée vous donne le droit à une boisson et un masque hydratant. Ainsi tout le monde se détend avec une bière à la main et de la crème sur le visage. Entre la structure et l’alcool le lieu fait un peu trop penser à Cancun^^

Comptez 51€/personne

Diner à Reykjavik au Fiskfélagið (fish compagnie). Une ambiance tamisée et des plats délicieux. J’ai commandé le plat végétarien avec de la betterave rôtie et du chèvre frais, fabuleux !

JOUR 2

À Reykjavik, nous avons séjourné au Hilton les 2 premières nuits. L’hôtel était bien placé, la chambre spacieuse et le buffet du petit déjeuner super !

Départ pour le parc national de Thingvellir. On s’est baladés 1h30 dans la neige, longeant les petites maisons, les rivières gelées et en s’arrêtant au niveau des plus beaux points de vue.

Seul le parking est payant.

Après un pique-nique à la cafétéria du parc (la vue est sympa et l’option est bien pratique), nous avons rejoint les célèbres geysers (Geysir). Chacun attend impatiemment autour des geysers que le phénomène naturel se produise. C’est très surprenant la première fois. Nous sommes restés admirer le spectacle au moins 4 ou 5 fois.

Passez par la boutique de souvenirs, l’immense magasin est vraiment chouette.

Et enfin, Gullfoss. Un chemin permet d’observer ces chutes monumentales en hauteur. Une grande partie était gelée, c’était magnifique.

Cette journée était une belle entrée en matière mais finalement une des parties du voyage la plus touristique. Je conseillerai de ne pas s’attarder et de partir dans le nord au plus vite.

Dîner à Reykjavik au Grill Markadurinn. Encore une très bonne adresse qui nous avait été recommandée. Les garçons se sont régalés avec une viande grillée et j’ai testé le steack vegan délicieux aussi. Le lieu était magnifique, super soirée.

JOUR 3

Visite de Reykjavik avant de prendre la route.

L’église Hallgrímskirkja est connue pour sa forme de flèche qui rappelle un orgue (une montagne ou un glacier). Entrez admirez l’orgue gigantesque de plus de 5000 tuyaux.

Il est possible de payer l’ascenseur pour prendre de la hauteur mais nous ne l’avons pas fait.

Harpa est un autre bâtiment très connu de la ville. C’est une salle de concert et un centre des congrès.

J’ai adoré ce bâtiment. Le soleil traversait les vitres et la structure irrégulière en acier.

Arrivés à notre cottage à Varmahlid (hestasport cottages). Nous avons fait les courses pour le lendemain matin et nous avons passé la fin de la journée dans notre petite maison et surtout dans le bain chaud extérieur.

Si vous réservez un cottage pensez à vous organiser avec les courses (pour le petit déjeuner et pourquoi pas pour le dîner). Tout le nécéssaire de cuisine y est normalement, ainsi que les draps, les serviettes… mais n’oubliez pas votre shampooing et gel douche.

 

Nous avons dîné au restaurant ce soir-là. Après coup nous aurions préféré cuisiner mais ça s’est fait plutôt comme ça. ll a fallu reprendre la voiture 20 min pour rejoindre le Kaffi Krokur. Un restaurant typique avec une soupe du jour, des pizzas et comme toujours des plats de poisson avec des crevettes. Ça n’était pas le meilleur restaurant du séjour mais rappelons que le cottage était au milieu de nul part alors nous étions bien contents de le trouver. De plus, j’ai adoré le lieu, très traditionnel.

JOUR 4

Réveil dans notre cottage après une nuit paisible. Petit déjeuner à observer le jour se lever. Le ciel passe par toutes les couleurs le matin c’est magnifique.

Petite surprise sous la douche, l’eau chaude sentait le soufre ! Plus de doute nous étions bien en Islande.

Après une petite matinée détente nous avons acheté de quoi pique niquer sur la route du lac Myvatn. Comptez 2h30 de route.

Nous avons posé nos valises au Myvatn Iceland Hotel. J’ai beaucoup aimé cet hôtel : des chambres modernes, une vue magique et les parties communes étaient très originales (beaucoup de recup’ dans la déco).

Après-midi à se balader autour du lac Myvatn. Un moment que j’ai beaucoup apprécié. Il faisait très beau, nous avions les pieds enfoncés dans la neige et les paysages rocheux recouverts de glace étaient inoubliables.

Volcan Hverfjall

Se perdre sur les routes et découvrir ça :

16h, l’heure des bains chauds au Myvatn baths 😉

Rien avoir avec le blue lagoon. Ici pas de bars, de masques, de petits ponts façon club de vacances… une structure bien plus simple, authentique, une vue magnifique et au coucher du soleil c’était idéal.

L’odeur de soufre risque de vous perturber au début mais on s’habitue très bien.

Très bon moment !

Comptez 33€ l’entrée 

La cuisine de notre hôtel était en rénovation. Nous avons dîné dans un bistrot juste en face (la réception vous l’indiquera si c’est toujours le cas). Burger, ribs, salade… c’était simple mais bon.

JOUR 5

Le petit déjeuner se prenait dans ce même bistrot (compris dans le prix de la chambre) et il était vraiment très bon. Beaucoup de choses faites maison dont un porridge épicés délicieux. Miam.

6h de route nous attendaient ce jour-là pour rejoindre l’est de l’île. Nous avions adoré le nord mais ma partie préférée reste les jours qui suivront (5 et 6).

La plage de Stokkness. L’Islande est une île volcanique, le sable est noir. Ici le contraste avec les montagnes enneigées, le sable noir, le ciel bleu et l’écume des vagues… j’étais séduite. Nous nous sommes baladés sur la plage, dans les rochers… la lumière était irréelle.

Nous avons a nouveau dormi dans un cottage cette nuit-là, à Myllulækur.

L’arrivée se fait très simplement, au moment de votre réservation un code vous sera donné, celui de la porte.
Le cottage était un peu moins cosy que le premier mais l’emplacement était comme dans un rêve, au milieu de rien, aux pieds des montagnes.

Nous avons diné à quelques minutes de là au restaurant du Fosshotel Vatnajokull. Comme très souvent : soupe de homard, poisson, agneau et burger. C’était rigolo de toujours trouver les mêmes plats et on a toujours bien mangé.

Ce restaurant-ci était particulièrement fin. Nous avons tout adoré de l’entrée au dessert. Je vous conseille l’entrée de chou fleur, un régale.

JOUR 6

Nous avions si bien diné que nous avons décidé de nous offrir le petit déjeuné de l’hôtel le lendemain matin. Buffet varié, nous n’avons pas regretté !

Matinée sur la plage de diamants. Diamonds Beach est connue pour son sable noir, ses vagues déchaînées et ses blocs de glace. C’est surement mon moment préféré du séjour. La plage est vaste, nous nous sentions comme seuls face à ce spectacle irréel. J’aurais pu y rester toute la journée.

 

Nous avons pique-niqué à la cafétéria du glacier (sandwichs et soupes maison) après avoir longé le lagoon (juste en face de la plage). Encore un lieu magnifique même si très fréquenté.

Nous avions choisi de nous offrir une belle activité ce jour-là : la visite d’un glacier. Comptez 150€/personne

Nous avions trouvé ça cher mais nous avons ensuite vite compris le prix. Nous avons payé l’accès, le trajet aller/retour, les deux guides qui nous ont accompagné (nous étions 6 et notre voiture n’aurait pas pu contenir plus de 12 personnes), la location de casques et crampons et la descente dans un glacier et une crevasse.

La sortie a duré 2h30 en tout. Aucun regret, c’était vraiment impressionnant et encore une fois inoubliable.

Pas de soucis si vous êtes claustrophobes ou que vous avez le vertige. Les grottes ne sont pas profondes et la lumière passe à travers la glace. Personnellement je me suis sentie très bien.

Nous avions réservé un hôtel à Meoallandsvegur : l’hôtel Laki. Le restaurant était très bon, la déco vraiment jolie mais les chambres étaient très décevantes. Heureusement la vue rattrapait tout ça.
L’emplacement était pratique, sur le chemin du retour et nous avons passé une bonne soirée (mais ne vous attendez pas à des chambres cosy^^).

JOUR 7

Super petit déjeuner, encore une fois rien à redire sur les repas.

Dernière journée, retour à Reykjavik. Au programme : surtout de la route ! Nous avions prévu un seul arrêt dont je vous parlerai juste après et finalement nous avons décidé de nous réveiller bien plus tôt pour voir le tristement célèbre accident d’avion.

Il faut comptez 8 km de marche pour s’y rendre, 1h aller et 1h retour. Nous avons marché vite (malgré le verglas et en tout nous y avons passé 2h30).

L’avion américain a atterri (d’urgence) sur cette plage en 1973 (sans faire de morts). Et depuis, la carcasse est restée ici et des passionnés de photos se partagent l’emplacement.

Depuis quelques années le lieu est indiqué, un parking est installé et la balade est balisée. C’est moins sauvage mais au moins il est impossible de louper le lieu.

En arrivant nous étions une dizaine sur le site et nous avons observé l’avion, nous sommes rentrés à l’intérieur et nous avons observé la plage, les kilomètres de sable noir et les vagues.

Il n’est pas possible de s’y rendre en voiture mais un bus entier a débarqué 30 touristes surexcités (équipés de drônes, pieds photos, perches…). Le moment était un peu gâché, il était temps de faire demi tour. Je ne sais toujours pas comment ils ont eu l’autorisation. Ils n’en avaient sûrement pas et visiblement c’est fréquent. Je n’ai pas regretté d’avoir fait le déplacement mais à vous de voir si ça en vaut vraiment la peine.

À quelques kilomètres de là, nous avions donc prévu de s’arrêter au pied de Skogafoss, une chute immense formant un arc-en-ciel. Elle vaut le détour (qui n’en est pas un, vous passez forcément devant sur la route 1) mais nous avons été confrontés à bien plus de monde que dans le nord ou l’est. Je le précise pour être transparente mais ça ne m’a pas (trop) empêché d’apprécier le lieu et ce bel arc-en-ciel.

Sur cette même route vous pouvez aussi vous arrêter à Seljalandsfoss. Le parking est payant (7€) si vous voulez vous garer et vous promener. Nous avons seulement observé de loin.

Nous reprenions l’avion très tôt le lendemain matin. C’est pourquoi nous avons choisi un hôtel à quelques minutes de l’aéroport : Berg Hôtel. Si vous aussi vous prenez un avion matinal je vous conseille à 100% cet hôtel. Ici, nous étions bien loin des hôtels angoissants d’aéroports. Chambre moderne, spacieuse, très belles parties communes, bain chaud sur le toit, vue sur le port… j’ai adoré. Il était trop tôt pour tester le petit déjeuner donc je ne saurais pas vous dire. Par contre sachez que l’hôtel n’a pas de restaurant. À la réception on nous a conseillé deux adresses accessibles à pied (nous venions de rendre la voiture) : la pizzeria Fernandos et le restaurant de poisson Kaffi Duus. Nous avions visiblement pas mangé assez de poissons !

Les propriétaires étaient indiens. À la carte : poissons, viandes, pâtes et plats indiens. Nous avons partagé un plat de différents poissons avec des pommes de terre et des légumes. C’était absolument délicieux. Vous savez donc où diner 😉

JOUR 8

Départ à 5h30 de l’hôtel. Nous avons loupé la navette gratuite donc nous avons pris un taxi (18€).

Nous avons pris le petit déjeuner au lounge Icelandair. Il vient tout juste d’être refait par un architecte, la salle est immense avec des fauteuils inclinés pour vous reposer et un super buffet.

Décollage pour Paris à 7h35. Le vol retour était de seulement 3h.

Je n’avais pas hâte de rentrer. Je m’étais habituée à ma nouvelle routine : levée tôt, pieds dans la neige, bains chauds, paysages vastes et blancs, coucher à 22h maximum… un voyage reposant malgré les kilomètres et apaisant !

Une semaine de road trip au japon (Setouchi)

Retourner au Japon… Nico et moi en rêvions après nos deux premiers séjours en 2017.

Et finalement, fin janvier 2019 nous avons décollé pour Osaka pour une semaine de road trip dans la région de Setouchi (dans la préfecture d’Okayama).

La région est vaste, nous avons adoré approfondir la découverte de ce pays.

Nous avons voyagé à 3 avec Lydie @Palmer.film qui nous a aidé pour les photos, les vidéos, et un projet que nous vous dévoilerons très bientôt.

La compagnie Finnair propose un vol (avec une escale à Helsinki) Paris-Osaka. Air France propose un vol direct. Vous avez plusieurs options.

Une fois à Osaka nous avons pris deux trains de 45 minutes pour arriver à Okayama et nous avons posé nos valises au Granvia Okayama hôtel. Le choix de cet hôtel était idéal puisque l’hôtel est collé à la gare.

  • Sur place certains déplacements peuvent se faire en train. Le réseau ferroviaire fonctionne particulièrement bien au Japon. Mais pour d’autres trajets le plus simple reste une voiture privée. Nous étions accompagnés d’un guide, Tadashi (et d’un chauffeur). C’était très précieux. Il nous a aidé sur le programme, l’itinéraire, à communiquer… la semaine a été tellement plus simple et fluide grâce à lui.
  • Pour réaliser votre séjour sur mesure je vous conseille de contacter Asia ou Marco Vasco (certains circuits peuvent inclure un passage par Tokyo et/ou Kyoto en plus des sites de la région de Setouchi).

Après un premier déjeuner dans la gare de Okayama (un ramen) nous avons passé l’après-midi à Kurashiki.

Kurashika est un village, très ancien, près de Okayama (45 minutes de voiture). Les maisons et les boutiques se concentrent le long d’un canal qui doit être magnifique une fois en fleurs au Printemps.

Nous avons découvert l’endroit à pied : des maisons d’époques, des boutiques adorables (café, libraires, bijoux, vêtements, vaisselles, souvenirs…) et quelques cafés pour les touristes (café à hérissons par exemple).

Nous étions sous le charme, à peine arrivés dans la région de Setouchi.

Un temple se visite également sur les hauteurs.

Nous avions réservé le restaurant Candle Taku (la table aux bougies). Une jolie adresse avec seulement quelques tables donnant sur un jardin d’intérieur et des dizaines de bougies. À l’étage il est également possible d’en acheter.

Menu unique avec 5 plats et 1 dessert. Les recettes étaient étonnantes (même si beaucoup de viande et de poisson pour moi) et l’ambiance tamisée était très agréable. Comptez 80€/personne.

Nous nous sommes ainsi réveillés à Okayama et après un bon petit déjeuner nous avons visité le jardin botanique de la ville.

Le buffet du petit dej était fabuleux !

Ce jardin était incroyable, l’un des plus beaux que j’ai pu voir. L’ambiance y est unique. En hiver l’herbe était assez sèche et d’une belle couleur de blé coupé et quelques fleurs subsistaient. Au Printemps l’endroit doit être à couper le souffle. Nous avons parcouru le jardin, traversé les ponts et aperçu le château central. Il est possible de le visiter.

Entrée jardin : 6€/personne

Nous avions rendez-vous au port à 13h pour prendre un bateau direction Kujira-Jima. Kujira-Jima est une île privée, proposée aux touristes depuis 1 an. Il est possible de louer un cottage ou une tente deux places. Les japonais aiment beaucoup cet endroit. Le tarif est de 160€ environ/personne (logement et transport compris). Sur place : douche, toilettes, bbq, table couverte ou à l’extérieur et des tentes. C’était du camping de luxe ! Lits de camp très confortables, chauffage, petit coin cosy, tapis… et si vous préférez l’île dispose d’un cottage avec 4 lits, une mezzanine pour les enfants et tout le confort d’une maison, les pieds dans le sable.

En général les touristes apportent leur nourriture mais vous pouvez en extra demander des repas. Le hot pot au diner était un vrai délice.

Nous nous sommes ainsi endormis au bord de la plage avec le bruit des vagues. Quel beau souvenir, quelle expérience unique.

Il est possible de faire du paddle, du kayak, pêcher, se baigner, organiser un bbq, se promener sur l’île… la végétation est très belle, surtout les orangers très nombreux (les oranges étaient si parfumées, délicieuses).

Pour s’y rendre il faut compter 30 minutes de fast boat. Le prix est compris dans le tarif/personne avec l’hébergement.

Il y a également l’option yacht avec Seto Yacht Charter LLC. La traversée sera alors de 1h dans des conditions particulièrement confortables et agréables.

Nous avons passé une super journée sur cet île. On rêve d’y retourner l’été maintenant… une île privée rien que pour nous le temps d’une nuit. Incroyable !

Le lendemain donc, après une nuit paisible, retour au port direction le temple de Kousanji sur Hill of hope.

Ce temple a été construit en 1936 par Kozo Kosanji en hommage à sa défunte mère. Il devint ainsi prêtre.

The hill of hope, dans les hauteurs de ce temple (aujourd’hui musée) date de l’an 2000. Il aura fallu 16 ans et 3000 tonnes de marbres au sculpteur pour créer ce jardin irréel. Un vrai décor de film ou de série.

Arrivés à Uchiko, dans une maison traditionnelle japonaise. Nous avions vécu l’expérience à Kyoto, j’étais si heureuse de dormir à nouveau dans un ryokan. Ici la maison était plutôt moderne, nous n’avons pas dormi sur des futons mais la maison était magnifique.

Ce soir-là nous avons dîné à Uchiko, dans un pub japonais juste à côté de la maison : Izakaya. Ils sont très populaires au Japon.

Saké, bières, endamames et sashimis en guise de tapas avec nos verres puis salades, poissons, aubergines farcies… le lieu était assez petit, 3 box de 4 personnes et la gérante nous a accueillis avec sa fille adorable qui nous a même offert un petit dessin. Nous étions assis par terre, pieds nus.

Le lendemain matin la propriétaire nous avait préparé le petit déjeuner, un menu très traditionnel : fruits, poisson cru, omelette, lotus, konjac, légumes, thé vert, riz… nous étions très surpris au premier abord et nous nous sommes régalés.

Il nous aura fallu prendre deux bateaux pour se rendre à Miyajima.

Premier ferry (1h15) direction Hiroshima. Le temps nous a manqué mais nous avons eu le temps de passer devant ce dôme, symbole de l’histoire de la ville, l’une des rares constructions ayant survécues à l’attaque atomique de 1945. Un moment très particulier…

Second ferry (10 minutes) direction Miyajima. L’île est très connue pour son temple sur l’eau, jumelé avec le Mont Saint Michel depuis 2009. Ici aussi l’eau entoure le lieu et la marée se retire chaque jour.

En arrivant, l’immense torii était encore les pieds dans l’eau. Époustouflant.

Nous avons visité tout le temple, la première partie sur l’eau et l’autre plus en hauteur. C’était incroyable, le temps était magnifique et l’eau ajoutait quelque chose de magique. J’ai adoré l’autre partie du temple accessible grâce à de nombreux escaliers. Des centaines de statues nous attendaient et chacune était recouverte d’un bonnet tricoté. Forcément, c’était l’hiver m’a-t-on répondu !

Avant de repartir nous avons assisté à une cérémonie du thé sur l’île. Un moment toujours aussi particulier.

Nous avions déjà vécu cette expérience à Tokyo avec Nico et j’avoue que cette fois l’activité était peut être trop bien rodée (pour les touristes).

Plusieurs pièces pouvaient accueillir différents groupes et la cérémonie fut assez rapide. Par contre j’ai trouvé super de pouvoir préparer ensuite son thé, dans la tradition japonaise. Bon moment malgré tout !

Il était l’heure de reprendre le ferry car 2h de voiture nous attendaient pour rejoindre Shimonoseki. La ville est très réputée pour le fugu (ce poisson mortel si il n’est pas correctement préparé).

Nous avons dormi au Shimonoseki Grand hôtel. Un hôtel simple, au pied du port avec vu sur la mer.

Nous avons dîné à Izakaya. Un restaurant spécialisé dans le fugu préparé par un fugu master (comptez 70€/personne).

Nous connaissions tous l’existence de ce fameux poisson. Mais aucun de nous n’a fait le rapprochement ce soir-là. Nous avons dégusté du fugu cru, finement coupé et présenté en fleur dans un grand plat (la version la plus populaire), mais aussi frit et bouilli. Nous nous sommes régalés !

Et ce n’est qu’à la fin du repas, grâce à l’un de vos commentaires sous une story que nous avons réalisé ce que nous venions de manger !

Pas de risque, le cuisinier était un fugu master mais quelle drôle de sensation d’appendre ça après en avoir mangé (et autant !). Nous nous sommes endormis avec un rire nerveux et nous étions soulagés de nous réveiller en vie^^

Tôt le lendemain nous avons visité le marché du karato, le marché aux poissons à seulement 3 minutes à pieds de l’hôtel. Ici fugu en folie et incroyables sushis. Ce marché était magnifique.

A 10h nous avions un train en direction de Hagi. Un train touristique, à l’ancienne, qui relie Shimonoseki et Hagi en 2h30. Super expérience (vous savez comme j’adore les trains) avec des paysages très variés tout au long du voyage. Nous avons principalement longé la mer.

Arrivés à Hagi nous nous sommes promenés dans la vielle partie de la ville (old town). De belles maisons, des boutiques de céramique… j’ai craqué bien sûr ! Il pleuvait un peu mais j’ai adoré ce quartier résidentiel.

Tokoji temple

On se serait cru dans un film. Toutes ces lanternes en pierre, à l’ombre de nombreux arbres majestueux. Un de mes meilleurs souvenirs.

Ce soir-là nous avons dormi sur les hauteurs de la ville à l’hôtel Hagi honjin. L’endroit est connu pour ses sources d’eaux chaudes. Il est compliqué pour Nico de se baigner au Japon dans les lieux publiques à cause de ses tatouages voyants et pour ma part je ne suis pas à l’aise. Pour rappel, les garçons et les filles sont séparés et tout le monde est nu. Finalement les chambres étaient plus sympa sur le site qu’en réalité.

Nous avons dîné au restaurant de l’hôtel, au bleu foncé. Pas un restaurant français mais traditionnel japonais. Les clients étaient en kimono et en chaussons (en effet les vêtements étaient proposés sur le lit à notre arrivée mais nous ne savions pas que c’était la tenue pour se détendre à l’hôtel^^).

11 plats nous attendaient : sashimis, hot pot (légumes, tofu, viandes, poissons), fugu cru, tempuras…

Comme durant tout ce séjour, nous nous sommes régalés. Super restaurant !

Le lendemain matin nous avons visité Motonosumi Inari Shrime. Des centaines de torii (portes orangées), formant un tunel sur une falaise au bord de l’eau. La mer était bleu foncé, les portes orangées étaient flamboyantes… le contraste était magnifique !

Le sens de la visite conseillé est de bas en haut, et l’entrée est gratuite.

Sur la route direction Tsunoshima nous avons traversé un pont magistral de presque 2km de long et nous avons déjeuné au restaurant Amanoyu.

L’adresse est très connue pour ses nouilles et sa vue sur la mer.

Quel régal, encore un nouveau plat ! Nous étions très heureux d’avoir pu réserver ici.

Arrivés en fin de journée à Amanoyu dans le quartier de Hakata. Nous avons fait du shopping dans la station d’Hakata, chez Daiso, le tout à 1€ japonais. J’adore cette adresse, il y en a partout.

Et nous avons mangé un dernier ramen pour le dîner chez… Ippudo ! Rien de très original, la chaîne internationale détient 3 restaurants à Paris mais nous adorons ces restaurants. Saviez-vous que le premier a ouvert ici à Amanoyu ?

Il était l’heure de rentrer boucler nos valises et s’endormir tôt avant la journée de retour qui nous attendait le lendemain !

Comme souvent j’écris cet article dans l’avion justement, quand le voyage est encore tout frais dans ma tête, tout comme mon ressenti.

Découvrir Tokyo, ou Kyoto au Japon c’est un peu comme visiter Paris. C’est incroyable et immanquable. Et il y a bien sûr le reste du pays. Encore plus typique, encore plus touchant. Aucune journée ne se ressemble dans la région de Setouchi. Les paysages sont tellement changeants. Plages, îles, temples, jardins, villages, villes, grandes villes, restaurants délicieux…

Cette semaine était riche en découvertes et dans un même temps si apaisante. Les japonais étaient sans surprise très calmes, souriants, dévoués et bienveillants. Une bouffée d’air.

Je vous laisse découvrir les photos de Nicolas et la vidéo de Lydie et moi. J’espère que nous arriverons à vous faire voyager avec cet article. Nous rentrons tous les 3 séduits par cette région, détendus et émerveillés à la fois. Le pouvoir du Japon…

*fin janvier/début février, le temps était similaire à celui de la France.

DANS MA VALISE POUR L’ISLANDE (hiver/février)

Une valise pour l’Islande n’est pas évidente à faire. Vous allez sûrement visiter le nord et le sud et durant votre road trip vous rencontrerez des temps et des températures différentes.

Dans le doute j’avais pris un peu de tout. Nous n’avons pas eu de pluie, de neige ou trop de vent. Je n’ai donc pas utilisé ma cagoule et mon pantalon de ski.

Voici les indispensables dans la valise :

des sous couches : top et pantalons. Les Damart sont parfaites (je les ai en chaleur 5) et je vous conseille aussi la marque Odlo. J’ai un legging et un top à manches longues très fins, super pratiques sous les jeans et pulls). Les Damart se glissent aussi très bien sous les vêtements.
Il existe aussi les top Uniqlo « heattech » et Camaieu.

un manteau CHAUD et imperméable. Ma veste Aigle en Goretex est idéale car longue. J’avais également pris un manteau de ski Roxy.

une doudoune fine en + (j’ai une doudoune Odlo mais ça peut être votre doudoune Uniqlo par exemple)

des jeans et des pulls (chauds mais plus que les pulls normaux que je porte au quotidien à Paris)

des chaussettes en laine Décathlon

des tongs et un maillot de bain

des chaussures pour la neige (les Sorel sont des merveilles. Chaudes, confortables et étanches).

un protège cou en polaire (ici un Roxy) et finalement pas besoin d’écharpe

une cagoule

un bonnet ou chapka (ici une chapka Aigle pour des oreilles au chaud et un bonnet 64 doublé)

des sous gants (j’ai trouvé les miens chez Décathlon au rayon vélo, en soie)

des gants ou moufles Dakine, Roxy…)

des lunettes de soleil

un pantalon coupe vent et snowproof (pour le ski par exemple), le mien est un Roxy

un sac à dos (ici Dakine)

hydratant lèvres, visage, mains et corps (à appliquer tous les jours)

Une tenue de sport

un appareil avec un pied stable (pour les aurores boréales)

Une batterie externe, surtout si votre smartphone est un peu ancien (+ de 3 ans). Les batteries tiennent très mal le froid.

***

Je ne suis pas une pro mais si je devais vous donner des conseils photos pour capturer les aurores boréales :

Jouez avec les ISO (entre 100 et 200)

Trouvez le bon temps de pause : entre 4 et 15 secondes

Pensez à prendre des photos en RAW pour les retouches

Et surtout ne pas oublier le trépied

Road trip Yunnan : Shangri La et Lijiang

Après mes deux premiers articles dans le Yunnan avec l’agence Asian Roads, voici la troisième partie du voyage.

Dernier jour à Xizhou, toujours au Linden Centen, l’hôtel tenu par Brian (je vous parlais de son histoire ici).
Ce matin-là nous nous sommes baladés à nouveau dans les rues du village pour explorer davantage les boutiques, les cafés… j’avais tellement apprécié la veille, je me suis levée tôt pour y retourner.

Xizhou est une petite ville, à 20 minutes de Dali. Nous avons ainsi passé la journée à découvrir la vielle partie de la ville.
Dali est bien plus moderne et touristique mais en se perdant dans les ruelles il est facile de tomber sur des petits coins plus authentiques.

Yiran tang, buffet végétarien (0,60€/personne). Vous prenez un bol, vous vous servez du riz en base puis des légumes, haricots, pommes de terre, lotus, sauces… Vous pouvez vous resservir mais vous devez terminer votre plat !
Petite terrasse très agréable donnant sur le temple Wumiao.

Un incontournable de Dali : l’église datant de 1927.  L’interprétation chinoise d’une église catholique. C’est à voir, les codes sont là mais aux accents chinois (et même Bai).

Direction les 3 Pagodes, un autre incontournable ! Vous pouvez monter au sommet de ce site, en mini bus ou à pied (c’est bien plus long et sportif, mais gratuit) et redescendre tout en découvrant les 3 pagodes, les différents temples, lacs…
Entrée : 9€
Mini bus : 4€

Pour le dîner nous avions réservé au restaurant de l’hôtel un hot pot ! Une grand bol de bouillon fumant avec de nombreux accompagnements à faire cuire soi-même directement à l’intérieur. Légumes, tofu, poissons, viandes, salades, soja, cacahouètes… délicieux !
8,5€

Le lendemain il était l’heure de quitter notre petit village coup de cœur.
Une randonnée nous attendait dans les gorges les plus profondes du monde (à ce que j’ai lu) : les Gorges du Saut du Tigre.
L’entrée du parc était à 5€/personne et une navette nous a conduit jusqu’au point de départ de la rando. Nous avons déjeuné là, à la Tea horse guesthouse (auberge et restaurant) juste avant de démarrer.

Plusieurs parcours sont possibles. Le plus connu démarre d’ici. Après 1h30 vous traversez un petit village, « half way » et vous pouvez encore continuer 2h. Le chemin se termine alors en descente.

Nous n’avons fait que la moitié, nous arrêtant dans ce fameux village pour boire un thé au beurre de yack. J’ai trouvé ça très fort, comme un velouté de champignons, mais qui était bien agréable sur une terrasse avec vue sur les montagnes (la première chaîne de montagnes de l’Himalaya).

La rando était facile, la vue est vraiment superbe par contre le chemin peut parfois donner un peu le vertige. Mais rien de dangereux, super souvenir !

Après un peu de route en bus nous avons rejoint Shangri La pour 3 nuits et 2 journées.

Nous avons dîné à Huksum kitchen pour ce premier soir. Nous avons tous commandé un hot pot / BBQ à partager. Des nouilles et des pommes de terre avaient déjà mijoté dans le bouillon ainsi que de la viande de yack, spatialité de la région ! Et nous avons cuit le reste dans le bouillon et autour (sur la plaque qui chauffait grace à un feu allumé au cœur de la table). Légumes, viandes… encore un très bon repas accompagné d’une bière locale, la « Shangri La ».

Nous avons séjourné 3 nuits dans la boutique hôtel Arro Khampa. Une cour intérieure desservait les différentes chambres sur plusieurs étages. Des chambres confortables, spacieuses, au design respectueux des traditions tibétaines. Nous avons adoré les différents espaces, pour se détendre avec thé autour d’une cheminée par exemple.

Imaginez Shangri La comme un village de montagne avec des maisons et des chalets en bois aux inspirations Chinoises mais aussi Tibétaines. La ville est située au cœur d’une préfecture autonome tibétaine (45% de la population est tibétaine).
En 1933, James Hilton décrit dans son roman « Lost Horizon », Shangri-La, une région magique et mystérieuse du sud ouest de la Chine. Le roman sera adapté en film et ainsi touristes et journalistes se mettent à la recherche de cette région complètement inventée pour l’auteur il y a presque 100 ans !
Plusieurs villes chinoises se sont faites la guerre pour être officiellement reconnues comme « Shangri La » (l’intérêt touristique est  assez évident ici).
Zhongdian a changé son nom en 2001 pour Shangri La après des années de bataille avec notamment Lijiang.

La vielle partie de Shangri La est charmante mais pas si ancienne que ça… en 2014 un incendie en a détruit une large partie. Les habitations, rénovées, sont toujours typiques mais toutes neuves.
Le reste de Shangri La, construit pour les touristes n’a rien de typique ni merveilleux.

Monastère tibétain Songzanlin

Ce village monastique est le plus grand de la région. 600 moines vivent ensemble ici.
La visite se mérite, presque 200 marches pour atteindre le haut du village et ses plus beaux temples. Et à plus de 3000 mètres d’altitude, l’effort est décuplé^^
Les photos sont interdites à l’intérieur des temples mais tout était si coloré et majestueux. Montez sur les toits dorés pour admirer la vue sur Shangri La et le lac (vous pouvez également vous balader autour à pieds !).
L’entrée est payante.

Kailash restaurant & bar. Avec 12 personnes autour d’une même table le service a été très long. Mais nous nous sommes véritablement régalés.
La spécialité de Shangri La : la viande et le lait de yack.
J’ai goûté les momos, des raviolis de yack, délicieux ! Je vous conseille aussi le tofu, à la tomate, fabuleux.

Après-midi au Lac de Napa. Une récente inondation empêchait la balade complète mais vous pouvez par exemple louer des vélos.
Autour du lac se promènent des yack, des vaches, des cochons, des chevaux…

Dîner chez Flying tiger, un restaurant tenu par deux français installés ici depuis de nombreuses années. Au menu : assiette de fromage, raclette, burgers… et une belle sélection de vins.
J’ai testé le burger de yack, avec un verre de vin rouge toulousain, un délice. La viande ressemble à du bœuf avec un peu plus de goût.
Nous ne cherchions pas de restaurant français mais l’adresse nous avez été chaudement recommandée pour un bon burger au yack. Super adresse.

Réveil musculaire avec la visite du temple de Baji. La montée était raide mais la vue panoramique qui nous attendait là-haut en valait la peine.

Une halle principale abrite le marché de Shangri La. Et tout autour vous trouverez des boutiques de souvenirs.
Le lieu est animé mais la partie viandes est vraiment difficile à traverser, je vous passe les détails. Le plus chouette est de voir les tibétaines porter la coiffe et l’habit traditionnel pour vendre ou acheter des légumes.

Nous avons déjeuné au restaurant Three brothers. La salle était à l’étage, boisée, avec un grand balcon et une large carte. Inutile de vous dire que c’était une bonne adresse, nous sommes revenus y dîner le soir-même^^
Momos, nouilles ou riz au yack, légumes…

L’après-midi Nico et d’autres copains du groupe on prit une télécabine pour monter sur un autre sommet, à 4500m d’altitude. Être à 3200m, à Shangri La n’était déjà pas bien confortable pour moi (du mal à respirer et mal à la tête) alors j’ai préféré ne pas y aller.
Mais je vous partage tout de même une photo. Nico a adoré l’expérience et surtout la vue.
Comptez 40 minutes pour monter et 200/personne (25€) et couvrez-vous bien.

De mon côté je me suis promenée dans le vieux centre ville et avec deux copines restées elles aussi nous nous sommes installées sur un balcon pour boire un thé au gingembre avec vue sur les temples. C’était définitivement LA boisson du voyage.

Avant le couché du soleil nous sommes montées découvrir Da Gui Shang, le temple des 100 poulets.
Le temple tibétain m’a beaucoup touché. Petit mais accueillant, je ne saurais l’expliquer.

Ici, vous trouverez surtout le plus grand moulin à prières de Chine. Il a clairement était construit pour attirer les touristes, à nouveau… mais j’ai trouvé très chouette qu’il soit si imposant qu’il faille plusieurs personnes pour le faire bouger. On a ainsi aidé une famille et nous avons réussi à le faire tourner, tous ensemble. Un beau moment.

Dernière soirée à Shangri La. Je vous le disais plus haut nous avons dîné aux Tree brothers à nouveau et nous avons appris qu’une crue des eaux nous empêchait de quitter la ville.

Tout s’est rétabli le lendemain vers midi. Nous avons quitté la ville en retard mais nous avons rapidement rattrapé notre programme.

Gros coup de cœur vous l’aurez compris pour Xizhou. J’ai aimé l’esprit village de montagne de la vieille partie de Shangri La mais en creusant un peu le lieu est bien plus touristique qu’il n’y parait. Je garde un super souvenir malgré tout, surtout que les alentours sont très riches !

Après un dernier déjeuner à Shangri La direction Lijiang. Avant de rejoindre l’hôtel nous avons visité le parc de l’étang du dragon noir. Une balade dans des jardins autour d’un étang et ses ponts. Nous avons attendu le coucher du soleil, il n’y avait plus personne dans le jardin et les couleurs étaient superbes.
80 (10€) l’entrée

Nous avons de nouveau dormi dans un hôtel Arro Khampa. Cette adresse-ci était située à moins de 10km de Lijiang.
Une déco (extérieur comme celle des chambres) très différente de l’hôtel de Shangri La. J’ai beaucoup aimé la salle de bain derrière le lit avec une ouverture comme un bar. Je vous poste ici des photos de la chambre mais surtout du cœur de l’hôtel.

Nous avons dîné à l’hôtel comme le soir suivant. Le premier soir, menu chinois. Nous avions demandé « not spicy » et au final les plats étaient bons mais très peu parfumés. Le lendemain soir, menu indien (le boss de l’hôtel ayant vécu en Inde) que j’ai bien plus aimé : chaï latte, poulet curry, riz, brocolis…

La veille partie de la ville de Lijiang est classée au patrimoine mondiale de l’Unesco. Les rues piétonnes les plus connues sont très mignonnes mais ne proposent QUE des boutiques ouvertes pour les touristes : thés, écharpes, bijoux, street food… nous avons préféré explorer les rues perpendiculaires et prendre de la hauteur. Nous avons croisé bien moins de monde, pas de boutiques, beaucoup d’auberges et des terrasses avec des vues panoramiques sur les toits de la ville.

Yuegulou (bar restaurant) parfait pour boire un verre avec vue sur la ville :

Mufu palace :

Je reste mitigée sur cette ville. Je l’ai trouvée adorable mais tellement dénaturée par le tourisme.
Avec Nico nous avons marché jusqu’à la partie moderne de la ville. Lijiang est résolument une ville à taille humaine !
Centre commercial, boutiques de contrefaçons, cafés européanisés… Hors de question de m’acheter une contrefaçon mais très drôle de trouver des tee-shirts SUPERME, des sacs GUSSI ou BALANCIAGABC ^^

Retour à l’hôtel pour notre dernier dîner ensemble. Nous avons passé la soirée à discuter de notre souvenir préféré, ville préférée, plat préféré… nous avons vécu tellement de choses ensemble en 15 jours.

Lèves 5h pour un avion à l’aube direction Changdu. Nous ne décollions qu’à 20h pour Pékin puis à 2h du matin pour Paris (arrivée prévue à Paris le lendemain, tôt le matin).

Nous avons profité de l’escale de plus de 6h à Changdu pour y déjeuner et rendre visite à des pandas dans un centre de reproduction : le centre de recherches sur le panda géant. L’activité n’est pas au programme proposé par Asian Roads mais l’agence est avant tout experte en voyage sur-mesure. Ils nous ont ainsi ajouté cela au programme (vous pouvez aussi le demander et sinon l’activité est proposée dans d’autres circuits en Chine).

Le centre aide à la sauvegarde de l’espèce. La femelle est féconde pendant 48 heures (durant la saison des amours qui elle en plus est très courte) et le mâle est paresseux (et peu porté sur la chose).
L’état aide à financer le centre (et d’autres en Chine) ainsi que les billets d’entrées des visiteurs.
Je me suis sentie très mal dans ce lieu. J’y ai bien trop reconnu les zoos… les visiteurs sont nombreux, parlent fort, prennent des millions de photos à 2m de leur truffes adorables… bref je les ai trouvé mal éduqués et surtout les animaux sont exposés comme dans un zoo, chaque jour avec des moments attractifs (avec des jeux, de la nourriture…).
Je comprends que l’argent des tickets d’entrée soit nécessaire mais je déplore l’infrastructure ;( Compliqué de vous déconseiller d’y aller car les pandas ont besoin de vous. Mais soyez prêts, moi j’avais mal au coeur.

Il a ensuite été l’heure de repartir vers l’aéroport pour notre route retour. Il est alors temps pour moi de terminer cet article et de conclure ces 2 semaines (et 3 articles et vidéos).

Je rentre absolument conquise par ce pays. Ce voyage m’a complètement fait changer d’avis sur la Chine, suite à mon séjour à Shanghai (mon Vlog de 2015 ici).

Voyager avec l’agence Asian Road a véritablement changé toute l’expérience. Être accompagnés par quelqu’un qui parlait chinois a tellement aidé. Bien sur il est toujours possible de se faire comprendre (je pense aux restaurants qui parfois même ont des menus traduits en anglais) mais dans de nombreuses situations je me demande encore comment nous nous en serions sortis. Le programme de l’agence était varié, les hôtels superbes, les restaurants toujours typiques, les rencontres authentiques et les organisateurs étaient flexibles (c’est importants aussi).

Ce circuit commence à 1300€ avec un chauffeur accompagnateur et 2300€ avec un guide (sans les vols, pour 13 jours). Mais encore une fois, l’agence vous proposera surtout des formules sur-mesure et dans tous les pays d’Asie : Iran, Asie centrale, Australie, Birmanie, Bhoutan, Cambodge, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Kazakhstan, Kirghizistan, Laos, Malaisie, Mongolie, Népal, Nouvelle Zélande, Océanie, Ouzbékistan, Philippines, Sri Lanka, Thaïlande, Vietnam et Chine donc.

YUNNAN (Chine) : Yuanyang Xinjie, Jianshui, Tuanshan et Xizhou

Second partie de notre road trip dans le Yunnan, en Chine, organisé par Asian Road . L’agence propose de nombreuses idées de circuits en Asie et surtout est spécialisée dans le sir-mesure !

Je suis vraiment agréablement surprise par l’authenticité du programme. En me replongeant sur leur site j’ai envie de visiter davantage le Sri Lanka mais aussi découvrir le Vietnam, la Birmanie, la Mongolie, la Corée du Sud… 

Bref, revenons en Chine, dans la région du Yunnan, qui veut dire « au dessus des nuages ».

Dans le dernier article nous étions dans les rizières de Yuanyang Xinjie. Et nous y avons passé une journée de plus. 

Le marché de Shengcun. Pas un occidental à l’horizon. Les chinois sont là très tôt le matin pour faire leurs courses : fruits, légumes, viandes (je n’ai pas traîné longtemps dans les étalages…). Nous avons goûté des fruits, des pâtisseries, du maïs soufflé… rien de mieux pour se plonger dans la culture locale d’un pays, d’une région, que de faire le marché !

Direction le village Malahu, dans lequel vivent les Yi (une autre minorité du Yunnan, qui en compte plus de 25). Nous avons été accueillis avec un repas copieux, délicieux et un spectacle de danse typique. 

Une chance d’avoir mangé chez l’habitant ! 

Cet après-midi-là, Nico a pêché à mains nues, dans les rizières. Il vous le racontera bien mieux dans son article, moi je l’observais depuis la chambre d’hôtel.

Nous avons ainsi mangé la pêche du jour, préparée au BBQ par la cuisine de l’hôtel. 

Il a fallu quitter ce magnifique hôtel (The Twelve Manor) et l’incroyable Yuanyang. La nature y était si généreuse… les rizières du Yuanyang étant classées au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2013. 

Après 4h de route nous sommes arrivés à Jianshui. La ville est connue pour être la plus belle du Yunnan. Encore très typique.

Promesse tenue, nous avons adoré Nico et moi. 

Nous avons séjourné à l’hôtel Xiu Ju Xian Ting  Plusieurs chambres dans une maison chinoise très ancienne. Notre suite proposait une salle de bain lumineuse, un espace bureau et un lit à baldaquin (avec un futon. On s’y fait !). Je me suis sentie très bien dans cette chambre… 

Déjeuner au restaurant Lin an (l’ancien nom de la ville). Ici vous payez des tickets à l’entrée en fonction de ce que vous désirez manger. Tout est en chinois, j’ai demandé aux clients de me donner le nom de leurs plats !
Il suffit ensuite de demander ses plats aux cuisines correspondantes, espérer se faire comprendre (heureusement que notre guide était là) et de déjeuner au centre du lieu.
J’ai été très étonnée par mon plat de pâtes… froides ! Et j’ai finalement adoré ce plat froid à la sauce de sésame.
1€ le plat 

3 immanquables à Jianshui. 

Le temple de confucius (le 2ème plus beau de Chine), les jardins de la faille Zhu et la porte choayang.
Impossible de passer à côté de cette porte, face au soleil, imposante (datant de 1389), en plein cœur de la ville.
Comptez 5€ l’entrée du temple. À l’intérieur des murs tout y est calme, une vraie parenthèse. De 8 hectares. Baladez-vous aussi autour du lac. 

Nous avons pris le temps de marcher dans la ville, se perdre dans les ruelles et rentrer dans les nombreuses boutiques. Pâtisseries, magasins de vêtements, artisanat local… beaucoup d’animation dans les rues. 

Petite pause à Xi men twelve flavours workshop, un restaurant choisi au hasard. Les propriétaires ont été adorables alors nous avons décidé de faire découvrir le lieu à toute la team. Nous avons ainsi diné sur place tous ensemble. Comme souvent, le restaurant disposait d’un étage et nous avons été installés autour d’une grande table.
À la carte, un ensemble de plats pour 5-7 personnes. Parfait pour tester de nombreux plats. Il est très rare ici de commander chacun son plat, on partage !
4€/personne 

Le lendemain, avant de quitter Jianshui nous avons visité Xi men da ban jing (le grand puis de la porte ouest). Ici, on fabrique du tofu à chaque coin de rues. Il faut beaucoup d’eau dans la fabrication du tofu, le quartier dispose ainsi de deux puits. 

Ouvrez l’œil, toutes les portes sont ouvertes et il est facile d’observer les femmes préparant les cubes de tofu. Quel coup de main !

À 20 minutes de Jianshui (vous pouvez par exemple prendre un taxi pour vous y rendre), ne loupez pas le petite village de Tuanshan.
L’entrée vous coûtera 4€ (l’argent aide les habitants à préserver leur village). 

Nous nous sommes baladés pendant 2h, découvrant des habitations, des temples, des jardins, des étudiants en Art avec leur chevalet, des artisanats… le village est comme figé dans le temps.
J’ai eu un coup de cœur pour ce petit chat. 20 minutes à lui faire des câlins ! Non mais ces yeux verts… coeur cœur cœur. 

Très peu de touristes et un village très authentique. Nous n’avions pas envie de le quitter alors nous avons déjeuné sur place avant de reprendre la route. 

Arrivée à Kunming en fin de journée. Nous avions des tickets de train pour Dali, départ 18h30. En 2h15 nous étions à Dali. 

J’étais ravie d’avoir pris le train en Chine. Même si les wagons étaient très modernes, bien différents de ceux empruntés par mes parents plus de 30 ans auparavant^^ 

Arrivés à Dali nous avons rejoint le village Xizhou. Sur la route nous avons dîné dans ce restaurant halal réputé pour son hot pot et son agneau grillé. Inutile de vous dire qu’on s’est régalés ! 

Les propriétaires de l’hôtel Linden Center nous attendais et nous avons découvert nos chambres. 

Brian et sa femme, américains, sont ici depuis 1984. Ils se battent pour préserver l’héritage de la Chine. Ils ont investi dans cette maison, aujourd’hui hôtel et lieu de vie, subventionnés par l’état. 

16 chambres, 60 employés locaux et du profit chaque année. L’hôtel est l’exemple parfait démontrant que l’on peut protéger la culture de ce pays tout en gagnant sa vie. Beaucoup de chinois détruisent, construisent du neuf et Brian donne des conférences à travers le pays pour sensibiliser la population. 

Une rencontre marquante. 

Chaque jour, le marché du village est organisé. Nous y avons été ce matin-là et le lendemain. J’aime tellement l’ambiance des marchés. 

En se promenant aux alentours nous avons découvert un atelier de broderie. Xizhou est célèbre pour ses teintures et broderies. J’ai regardé, fascinée, les brodeuses, travaillant des semaines, parfois des mois sur des vêtements ou des tableaux. 

Je me suis offert un éventail brodé. Une œuvre d’art. 

Nous avons loué des vélos, direction le lac ! Sur la route nous avons déjeuné dans un restaurant « chic et pas cher ». Tous les plats étaient très raffinés. 

Après-midi autour du lac, traversant des villages et longeant la côte. Les arabes avaient les pieds dans l’eau et les locaux travaillent sur leurs terres.

Nous nous sommes arrêtés dans un temple local, accompagnés par une femme qui nous a incité à prier avec elle. 

En fin de journée, Brian (le propriétaire de notre hôtel) nous a invité a le rejoindre. Il nous a fait visiter ses spots favoris. On l’appelle le maire ici et nous avons vite compris pourquoi. Tout le monde le salue, il parle à tout le monde, lui et sa femme ont vraiment été adoptés.

Et là, je suis tombée sous le charme. Pas seulement de Brian mais de son village d’adoption. Depuis une à deux années les boutiques sont rénovées, des cafés apparaissent, des designers locaux s’installent… j’aurais pu rester à me promener dans ce village pour toujours. 

Nous avons terminé cette balade non loin de là, dans le second hôtel de Brian (imaginé avec les mêmes valeurs) sur le rooftop avec vue sur Xizhou, les rizières et le couché du soleil. Un instant inoubliable. 

Près de notre hôtel nous avions aperçu une terrasse, un rooftop, sur lequel nous avons bu une bière tous ensemble et nous avons dîné au cœur du village. Il a fallu manger tôt, à 21h tout est fermé et le calme revient. 

Restaurant conseillé par Brian (encore et toujours :). Je suis partie en cuisine pour montrer ce que nous voulions, c’était le moyen le plus simple de nous faire comprendre car nous dînions sans notre guide. Encore une belle soirée mais surtout une journée que je n’oublierai jamais. 

Je vous invite à découvrir le Vlog ci-dessus qui j’espère retransmettra ces quelques jours et l’ambiance de tous ces villages. Je ne m’attendais pas à tomber autant sous le charme de ce pays…