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MON SEMI-MARATHON À SAN FRANCISCO


Je peux déjà dire que je n’ai jamais écrit un article aussi long mais je voulais répondre à toutes vos questions 😉 

Préparation. Mi-juillet j’avais rencontré un coach qui m’avait préparé un programme personnalisé. Je l’avais partagé avec vous (vous pouvez le retrouver ici) 30 jours avant. Outre une blessure qui m’a demandé du repos j’ai manqué cruellement de temps pour m’entrainer je l’avoue. J’ai suivi le programme autant que j’ai pu. À côté de ça j’ai ce dernier mois mangé équilibré, je n’ai pas bu d’alcool et j’ai dormi autant que possible pour arriver aux États-Unis dans un corps sain. 

Oui mais le décalage horaire ? J’ai atterri à San Francisco heure local le vendredi à 13h. À peine 2j avant la course. Mais le décalage a joué en ma faveur. En me réveillant à 5h il était 14h en France.

La veille de la course j’ai récupéré mon dossard au « village ». Un pack entier pour être prête le jour-J : épingles de nourrice, pansements, déodorant, crème solaire…. Pour répondre à votre question, le prix de l’inscription est de 180$, les bénéfices allant pour la lutte contre le cancer de sein. Inscriptions au Printemps !
Je me suis couchée tôt après avoir mangé un grand plat de pâtes. Le matin, réveil à 5h. J’ai pris une bonne douche, coupé mes ongles des pieds, déposé des pansements préventifs aux endroits qui peuvent me faire souffrir et attaché solidement mes cheveux. 
J’ai petit déjeuné à 5h30, une bonne heure (2h idéalement) avant la course pour être sûre de démarrer légère. Une banane, un granola et un thé vert. 
Direction mon sas de départ ! J’avais choisi 9m30/mile. Je savais que je n’allais pas tenir le rythme mais j’étais certaine de partir assez tôt. Imaginez-moi à 6h30, dans les rues de San Francisco, de nuit avec plus de 25 000 nanas 😉 Five, four, three, two, one GOOOO départ à 6h45.
La course était balisée en miles. 13.1 donc. Mais les 5, 10, 15 et 20km étaient indiqués. 
J’ai été ravie de découvrir autant de stand de ravitaillement. Sur un 10k je suis du genre à ne pas boire. Mais sur un 21k j’en ai eu bien besoin. Sur une dizaine de stand nourriture et boissons j’ai du boire 4-5 fois, des petits gorgées à chaque fois (pour éviter les points de côté). 
Par contre je n’ai pas manqué de sucre j’ai donc refusé le chocolat, les pâtes de fruits et les oranges (qui de toutes façon sont à éviter pendant une course).
Les bénévoles étaient hyper encourageants et souriants. Et je ne vous parle pas des gens venus nous supporter. J’ai découvert un vrai « supporting » américain durant cette course. Certains venant encourager une personne en particulier et d’autres seulement l’ensemble des filles. Toujours des super slogans sur les cartons, beaucoup d’humour ! 
Les runneuses couraient aussi parfois pour quelqu’un. Sur leur dos était accroché un portrait ou un dessin. Elles avançaient pour leur maman en chimio, leur grand-mère morte cette année… Une course très émouvante également. 
D’autres couraient entre copines, parfois main dans la main et parfois déguisées.
Le parcours. Nous avons commencé à Union Square pour se diriger vers Alamo Square, nous avons couru face aux belles maisons connues à San Francisco pour rapidement se diriger vers des parcs, une forêt et des coteaux. Je vous avoue que le parcours n’a pas été de tout repos. Courir 21k est une chose mais en montée le tiers du temps en est une autre. Je m’attendais à des montés, on est à San Francisco hein. Mais des coteaux !? Je peux vous dire qu’on s’en souviendra toutes. Nous avons terminé au bord de l’eau avec l’air marin qui était le bienvenu pour le dernier mile.

À l’arrivée j’ai accéléré une dernière fois et j’ai franchi la ligne d’arrivée avec beaucoup d’émotion. Surement au ralenti dans ma tête. Mon temps officiel a été de 3h01min. 

J’ai foncé attraper une gourde et une couverture de survie qui m’a fait beaucoup de bien. J’ai très rapidement retrouvé mon souffle et j’ai filé prendre un petit dej. 
Et le cadeau ? Ah oui, avant ça j’ai récupéré ma « médaille ». Sauf qu’à San Francisco (comme dans d’autres villes des US) la médaille est un collier Tiffany and Co. Cette année il s’agissait d’une plaque en argent aux motifs représentants SF. Je le porte autour du cou depuis ce matin-là !
Pour vous parler de la course. J’ai choisi une allure footing, plus lente que pendant mes 10k par exemple. Je tenais à terminer ce semi-marathon et surtout à ne pas marcher. J’ai beaucoup parlé avec ma copine et je n’ai eu aucun point de côté. J’ai trouvé mon souffle tout de suite. J’ai couru sans musique, sans iPhone, juste avec mon FuelBand. 
Les 10 premiers kilomètres ont été faciles puisqu’il ne s’agissait pas de la première fois. Étonnamment la suite s’est très bien déroulée. Je ne pensais pas au temps ni à la distance. Que du plaisir ! Je respirais, je profitais du paysage et je ne me concentrais que sur une seule et unique chose : un pied devant l’autre. 
Le dernier coteau a été très dur car sans fin puis les 2 derniers miles (3 kilomètres donc) ont fait place aux douleurs. Un genou m’a fait souffrir et mes jambes sont devenues lourdes. Il n’y a pas de secret c’est le mental qui a joué. Je ne pouvais pas m’arrêter en si bon chemin, je voulais plus que tout terminer ma course. 
L’astuce qui a super bien marché pour moi a été de ne pas compter en kilomètres mais en miles. Psychologiquement courir 13 miles ça passe mieux. 
Inutile de dire à quel point je suis fière d’avoir atteint mon but et combien je vous remercie pour vous messages avant, pendant et après la course. 
Je me suis beaucoup étirée ensuite, j’ai pris un bain chaud, j’ai appliqué une crème après sport et j’ai marché toute la journée. J’étais bien mieux en marchant que assise ou allongée ! Seul mon genou a continué à me faire souffrir toute la journée.
Le lendemain mes cuisses me tiraient et un de mes doigts de pied était irrité. 2 jours après le semi-marathon j’étais arrivée à New York. J’ai arpenté la ville mais non sans douleur. Et dès mercredi je me sentais mieux. 
Ma tenue. Je portais un top noir comme tout le monde que Nike avait floqué à mon nom avec un super message dans le dos (qui m’a valu pleins de compliments pendant la course) « If you never question your crazy little voice join us ». J’ai démarré mon run avec un sweat que j’ai donné à une association après 15 minutes. J’ai trouvé l’initiative géniale. 
Pour le bas, j’avais enfilé mon leggings serpent en dry fit et des chaussettes de compression. Elles évitent les crampes et j’étais rassurée vis à vis de mon tibia douloureux. 
Pour finir j’avais choisi une paire de Nike air zoom structure 18. J’aime courir en LunarGlide mais les Zoom Structure sont bien plus conseillées pour plus de 10 kilomètres. 20/20 pour ces chaussures qui m’ont suivi sans douleur du premier au dernier mile. 
Je ne peux que encourager les filles qui courent 10k et qui veulent se surpasser et tenter un semi. De l’entrainement minimum 30 jours avant, une bonne hygiène de vie et tout est possible ! 

Crédits photos : Betterly, Nike et moi